mercredi 27 novembre 2013

Retour du Salon du livre de Montréal

Pour clore cette édition du Salon du livre de Montréal, nous avons pensé écrire chacune de notre côté nos impressions. 

Voici donc les impressions de la Doyenne:

Incidents rigolos et/ou positifs du SLM 2013:

1.      Jaser avec une lectrice et la voir déposer un roman sur ma table en me disant: «C'est grâce à vous si j'ai osé écrire et publier.» Ce roman, elle me l'offrait parce que c'était le sien. Toutes mes félicitations à Marie-Claude Guy pour son roman La baie des souvenirs. Je te souhaite la bienvenue dans le milieu.

2.      Se faire payer une bière par un auteur «littéraire» qui veut que je lui explique comment je fais pour écrire des livres qui se vendent et réaliser qu'il ne me croit pas quand je lui dis que je n'en ai aucune idée, que j'écris ce que j'aime avec ma plume à moi et qu'il n'y a pas d'autre truc. Oh que j'avais du fun!

3.      Entendre des auteurs répéter qu'ils suivent et aiment notre blogue et/ou la page Facebook Nouveautés québécoises.

4.      Être courtisée par un autre éditeur que le mien pendant une séance de signatures. C'est bon pour l'ego.

5.      Déjeuner pendant deux heures samedi matin avec une écrivaine qu'on connaît depuis longtemps et avec qui on se découvre plein de points communs. C'est le fun les Salons du livre!

6.      Être reçue à souper le samedi soir par une amie auteure de Montréal qui me sert du caviar à l'apéro, du foie gras en entrée, du confit de canard comme plat principal, des fromages, une tarte fraises et crème en dessert et revenir à l'hôtel ivre de bons vins à 1h30 du matin. C'est VRAIMENT le fun les Salons du livre.

7.      Avoir mon éditeur pour moi toute seule pendant deux heures d'affilée. Pincez-moi, je rêve.

Incidents déplaisants du SLM

1.      Être sollicitée par une auteure qui veut des conseils, mais qui exige que j'adapte mon horaire au sien. Mauvaise approche. Ne jamais oublier qui a besoin de qui.

2.      Jaser avec un auteur qui veut écrire des livres que les gens vont aimer et qui me dit, d'emblée, qu'il ne lit pas. Ça part ben mal.

3.      Ne pas réussir à me trouver un sandwich convenable de tout le SLM. Il me semble que servir des repas rapides et mangeables, dans un événement comme celui-là, avec tous ces gens qui n'ont qu'une heure ici et là pour manger, ce n'est pas un luxe.

4.      Je sais pas vous, mais il me semble qu'il y avait moins de monde que d'habitude au Salon du livre de Montréal. En tout cas, j'ai acheté plusieurs livres et je n'ai dû faire la file nulle part en trois jours.

5.      Avoir manqué le party Off-Salon à cause de l'incident positif numéro 5

Et voici les impressions de la Sorcière

     -Le bonheur : Jaser avec tous plein de collègues qu’on n’a pas vus depuis des mois parce qu’on était en période intense d'écriture. Souper ou prendre un verre avec certains pour partager anecdotes et fous rires, mais aussi pour discuter de l’univers bien particulier de la littérature. Faire la connaissance d’autres écrivains avec qui on se découvre beaucoup d’affinités. C'est pour ça que j'aime autant les Salons du livre!

     -La dédicace bizarre : J’ai signé directement sur la peau de quelqu’un pour la première fois de ma carrière. Je précise que c’était sur un bras pour ceux qui auraient l’imagination encore plus fertile que moi…


     -Le p’tit velours : Le fan qui fait le voyage depuis Québec pour venir me saluer. C’est pas pour rien que c’est un de mes chouchous!


    -La surprise : Vendre tout plein de Filles de Lune, mais surtout des tomes 1.  Presque 6 ans après la première apparition de la série sur les tablettes, ça se prend drôlement bien!



    -La raison la plus étrange pour ne pas acheter mon p’tit dernier :  «J’achète les Tabous dans l’ordre pis j’en suis rien qu’au 13e. . Y’en a encore 5 avant vous, madame… » J’avoue que je la ris encore.


    -Et la raison la plus évoquée : «Ah non, je ne veux pas un livre qui va me faire brailler… » Je vous comprends. Et pour ceux qui osent le lire quand même, merci de m’avouer que vous avez versé une larme (ou plusieurs). Ça veut dire que j’ai réussi à transmettre les émotions des personnages, à vous faire vivre l’histoire avec eux, à vous toucher. Pour l’auteure que je suis, c’est tout un compliment.


    -La tape dans le dos qui donne envie de continuer à écrire : Se faire demander non pas une, mais bien des dizaines de fois, quand est-ce que je vais écrire une nouvelle série de fantasy parce que vous avez vraiment hâte. Ne désespérez pas, ça s’en vient! :)

    -L’incompréhension : Faudra un jour qu’on m’explique pourquoi certaines personnes ont tant besoin de dire à un(e) écrivain(e) qu’elles n’ont pas aimé son livre. Après une trentaine de salons, j’avoue que c’est le genre de remarques qui ne m’affectent plus vraiment. (On s’habitue à peu près à tout). Par contre, j’ai vu de jeunes auteur(e)s qui l’ont pris durement. Un p’tit peu de diplomatie, ça serait apprécié.

    -La niaiserie que je n’aurais jamais crue possible : Un lecteur hésite avant de me présenter deux tomes de Filles de Lune qu’il a achetés d’occasion, s’excusant de ne pas avoir eu les moyens de tous les acheter neufs. Il me dit même que je peux refuser de les dédicacer si je veux. Devant ma surprise – parce que je ne vois vraiment pas pourquoi je ne voudrais pas signer ses livres–, le pauvre lecteur me raconte qu’il vient de se faire sermonner pendant de longues minutes par un auteur à qui il avait aussi présenté un livre acheté usagé. Ben voyons donc! Comme si un salon du livre était la place pour se lamenter sur le statut précaire des écrivains, pour faire la leçon sur les habitudes d’achat des gens ou que sais-je encore. Le lecteur vient te voir parce qu’il a aimé ton livre. Tu jases avec lui de sa lecture s’il le souhaite, tu signes le bouquin avec le sourire, pis tu le remercies aussi.  Parce qu’il t’a choisi parmi quelques 1500 auteurs présents, cibole!!!!!!! Trouve un autre moment pour chialer.

    -Rappel qu’il est difficile de «durer» dans ce milieu : L’an dernier, ma fille avait acheté les trois premiers tomes d’une série. Elle avait fait la file un long moment pour avoir ses dédicaces, les auteurs étant TRÈS en demande. Elle se présente cette année au kiosque de la maison d’édition pour le 4e tome et la personne responsable lui répond qu’elle ne connaît même pas la série. Il n’y a pas non plus un seul exemplaire des trois premiers tomes sur place. 

     Et vous, quels sont vos moments forts du dernier Salon du livre de Montréal? 

14 commentaires:

  1. Comme vous, c'est donc le fun de rencontrer les autres auteurs, de jaser avec son éditrice et l'équipe de la maison d'édition (surtout que j'habite Lévis et eux Montréal, alors on ne se voit pas souvent)! Et de passer de bons moments à manger et à rire avec de nouveaux auteurs à découvrir.

    Je reviens donc avec beaucoup de livres à lire (achetés ou en bibliothèque!) et une folle envie de poursuivre mes projets d'écriture (à force d'en parler avec les autres, ça te motive encore plus!)

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  2. Ma préférée: le n 6 de la doyenne. L'auteure ne doit pas être de ces écrivains qui gagnent en moyenne 2,000$!
    D'accord aussi pour la signature de livres d'occasion.

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    1. L'auteure en question est d'origine française. ;-)

      Pour ce qui est de ceux qui gagnent 2000$ en moyenne et dont on parlait dans le reportage de SRC, j'ai préparé un billet sur le sujet. Je le publie vendredi.

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  3. Ben ceux qui gagnent 2000$ en moyenne, ils ont un boulot alimentaire en à-côté. ;) Mon emploi de bureau me fait suer parce qu'il me bouffe du temps, mais si je voulais recevoir des amis au champagne et caviar, je pourrais me le permettre! ;) (Et là je me dis que je devrais faire ça au moins une fois, juste pour le trip! ;)

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    1. J'espère que tu mettras mon nom sur la liste des invités. ;-)

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  4. Moments forts du salon : repas avec Nomadesse et jasettes avec la Sorcière. (Et autres repas et jasettes avec plein d'autres amis! ;)

    Moment triste du salon : j'ai manqué la Doyenne, ainsi que ma libraire préférée! ;)

    Moment surprenant du salon : l'ami chez qui j'allais souper samedi soir et qui me popotte mon souper en me disant "Non, non, reste assise, t'as travaillé toute la journée". Pour une fois, sachant que j'avais passé la journée à faire du social, je me sentais mal qu'on considère ma vie d'écrivain comme du travail! Hihihi! ;)

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  5. J'allais pour la première fois au Salon. J'y allais surtout pour rencontrer Geneviève Blouin et Patrice Cazeault, mais aussi la Sorcière. Même si je n'ai pas acheté son dernier roman parce que j'aime moins le style, je l'ai tout de même ajouté à ma liste de cadeaux (longue liste de livre lol)

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  6. Ça fait très plaisir à entendre pour une lectrice (et missionnaire !) comme moi, tout ce plaisir que les écrivains prennent avec leur collègues et gens du milieu.
    Dans tout ton papier, très intéressant, le paragraphe qui me fait le plus plaisir commence par ses mots : La niaiserie que je n’aurais jamais crue possible :

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  7. J'ai fait le voyage de Sherbrooke pour aller vous voir. J'ai d'ailleurs rencontré la doyenne en allant voir la sorcière. C'est toujours le fun de vous voir les filles.

    Marc

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    1. Pareillement! Et j'ai oublié de te dire merci pour le CD de photos du SLE. :-D

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  8. Toujours très intéressant à vous lire, mesdames ! Un vif plaisir !
    alain m.

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  9. oups... DE vous lire... Très intéressant tout de même ! :-) (désolé)

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